8 mars 2021: Moi aussi, j’éduque et je m’éduque!

En ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la Cocof a voulu marquer le coup en vous proposant tout au long de la journée 3 articles sur le lien entre le genre et une thématique sociétale. Nous clôturons avec notre troisième et dernier article qui va se concentrer sur l’éducation au consentement et à la vie sexuelle  et affective.

#metoo, #metooinceste, #metoogay… tandis que ces « hashtags » se multiplient sur la toile, les langues se délient, les témoignages se font plus pesants, plus proches de nous. Nous connaissons tous et toutes des personnes qui ont été, à divers degrés, victimes de violences sexuelles. Des remarques sexistes, à une main inquisitrice posée sur un séant, en passant par un baiser non consenti parfois considéré comme « anodin », jusqu’au viol. Tous ces actes, même le plus minime, sont inadmissibles. Et heureusement, malgré les excuses de certains pour qui « on ne peut plus rien dire » ou « c’était juste pour rire », les mentalités évoluent. 

Un changement de paradigme durable ne pourra passer que par l’éducation. C’est une question de santé publique.  En inculquant dès le plus jeune âge les notions de consentement et de respect, les adultes de demain pourront espérer vivre dans un monde où chacun se sent en sécurité, peu importe son genre ou son orientation sexuelle.

Comment la Cocof agit-elle ?

Nous subsidions des animations EVRAS (Education à la vie relationnelle affective et sexuelle) dans les écoles francophones bruxelloises, suite à la signature, en 2013, du protocole d’accord entre la Cocof, la Région Wallonne et la Communauté française recommandant la généralisation des animations à la vie relationnelle, affective et sexuelle en milieu scolaire. Il s’agit d’un programme visant à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes au travers de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle dans les classes des écoles bruxelloises francophones. Il consiste entre autres à une sensibilisation contre le sexisme et les mariages forcés avec une attention particulière donnée aux violences liées au genre.

Une belge mise à l’honneur:

Isala Van Diest était la première femme belge médecin. Née à Louvain en 1842, elle poursuit ses études secondaires en Suisse car pour s’inscrire à la faculté de médecine il faut avoir fait les humanités gréco-latines. Une formation qui, en Belgique, n’était pas dispensée aux filles à l’époque. En 1879, elle obtient son diplôme de médecine à Berne et devient  la première femme belge ayant un diplôme universitaire. En 1883, elle obtient enfin le diplôme belge de docteur en médecine, chirurgie et obstétrique. Au début de ses activités médicales elle travaille au Refuge, un centre d’accueil à Bruxelles pour les anciennes prostituées, tout en s’engageant pour les droits des femmes. En 1886, elle ouvre enfin son propre cabinet médical, pour soigner les femmes et les enfants en particulier. Elle exerce jusqu’en 1902, et se retire à Knokke où elle vit jusqu’à son décès, en 1916.

 

 

 

Concours 

Vous pouvez accéder ici à notre concours du 8 mars . La réponse à chaque question (trois au total) se retrouve dans un des trois articles parus aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Vous devriez maintenant pouvoir répondre aux questions!

A gagner : un ouvrage rédigé par une autrice belge.

Retrouvez ici le réglement du concours.

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