8 mars 2021: L’activité physique, une question genrée.

En ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la Cocof a voulu marquer le coup en vous proposant tout au long de la journée 3 articles sur le lien entre le genre et une thématique sociétale. Nous commençons ici avec le sport.

Les bienfaits résultant d’une activité sportive régulière sont bien connus : réduction du risques de maladies (cardiovasculaires entre autres), un meilleur contrôle du poids, l’amélioration de la santé mentale et de l’estime de soi… il favorise aussi l’interaction sociale, primordiale à tout âge, pour les femmes comme pour les hommes. Or, il reste encore aujourd’hui très révélateur des inégalités homme-femme qui résident dans la société.

Malgré de grandes améliorations ces dernières années, les enfants sont encore très « orientés » pour choisir un sport considéré comme le plus « approprié » à leur genre. Là où les petites filles sont souvent dirigées vers la danse, la natation synchronisée ou la gymnastique rythmique sportive, les petits garçons se rêvent futurs champions de coupe du monde de football ou de rugby. C’est un phénomène récurrent et systémique : un grand nombre de filles, qui se lancent dans la pratique suivie d’un sport dès le plus jeune âge, finissent par abandonner à l’adolescence (puberté, mauvaise image d’elles-mêmes, moqueries, harcèlement)

A l’âge adulte, les stéréotypes de genre de la vie quotidienne cantonnent ensuite les femmes aux charges familiales (ménage, enfants, courses, cuisine), ce qui peut avoir des répercussions sur le temps qu’il leur reste pour pratiquer des activités sportives. Le rapport de l’EIGE (European Institute for Gender Equality) sur l’indice d’égalité de genre montre que les femmes consacrent plus de temps que les hommes aux tâches familiales et participent moins à d’autres activités sociales telles que des activités sportives, culturelles ou récréatives.

Comment la Cocof agit-elle sur ce sujet?

A la Cocof, la cellule sport lance chaque année l’appel à projets « Sport au féminin » . L’objectif de cet appel à projets est de promouvoir la pratique de l’activité physique et sportive des femmes, à partir de 16 ans, dans tous les quartiers de la région bruxelloise. Il soutient les initiatives de valorisation sociale du sport qui visent en particulier l’accès de tous à la pratique sportive et en particulier des femmes les plus en difficulté. Ces initiatives visent donc à réduire les différences de pratique sportive existantes entre les femmes et les hommes.

Des femmes belges sportives :

Plusieurs femmes belges se distinguent chaque année sur les scènes sportives internationales. De Justine Hennin (Tennis) à Olivia Borlée (Sprint), en passant par Léa Bayekula (athlète espoir handisport dont on a beaucoup entendu parler ces derniers mois), Charline Van Snick (Judo) ou Nafissatou Thiam (Heptatlon), elles occupent de plus en plus le devant de la scène. Il est important de donner plus de visibilité à ces femmes qui portent fièrement nos couleurs à travers le monde, afin d’encourager des jeunes filles à pratiquer des sports, et, qui sait, peut-être même un jour à un niveau professionnel.

Concours

Vous pouvez accéder ici à notre concours du 8 mars . La réponse à chaque question (trois au total) se retrouvera dans un des articles qui paraîtront aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

A gagner : un ouvrage rédigé par une autrice belge.

Retrouvez ici le réglement du concours.

 

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